12.12.2009
Serge Caillet, formidable spécialiste de l'alchimie
Serge Caillet, formidable spécialiste de l'alchimie nous avait écrit un texte hommage pour Jacques Bergier. Aujourd'hui, il nous présente deux livres inconnus du profane.
Les Editions Signatura (www.signatura.fr), dirigées par mon amie Agnès de Céleyran, proposent une toute nouvelle collection, confiée à l'ami Philippe Subrini: "les maîtres de l'éveil", qui a pour ambition d'offrir en 120 pages, dans un format agréable, une présentation de grands auteurs de la Tradition occidentale, à travers des extraits choisis de leur oeuvre. Chaque volume est pourvu d'une introduction d'une dizaine de pages, qui dresse le portrait du personnage et situe le contexte. Les deux premiers volumes de la collection sont à présent disponibles, sous ma signature.

Le premier est consacré à Dom Antoine-Joseph Pernéty (1716-1796), théosophe et alchimiste, bénédictin à Saint-Germain-des-Prés, puis aumônier de Bougainville lors d’un voyage aux Iles Malouines, et enfin bibliothécaire de Frédéric II. L’étude et la pratique de l’alchimie, la physiognomonie, la doctrine de Swedenborg qu’il tenta de concilier avec la théologie catholique romaine et une mariologie audacieuse, ses interrogations de l’oracle de la «sainte-parole» et son rôle essentiel dans les Illuminés d’Avignon, font de Pernéty l’un des grands noms de l’illuminisme au XVIIIe siècle.

Autre grand nom : Martines de Pasqually (1710 ? - 1774), le théurge de Bordeaux. Dépositaire d’une tradition initiatique, qui l’apparente au judéo-christianisme primitif, comprenant une doctrine et une pratique théurgique, celui-ci vécut à Bordeaux et mourut à Saint-Domingue. Ayant échoué dans ses tentatives d’une réforme générale de la franc-maçonnerie, il est à l'origine de l’Ordre des chevaliers maçons élus coëns de l’univers dont l’influence a été considérable principalement sur deux de ses disciples: Louis-Claude de Saint-Martin, le Philosophe inconnu et Jean-Baptiste Willermoz, fondateur du rite écossais rectifié. En dehors du Traité de la réintégration, la pensée de Martines de Pasqually se retrouve dans sa correspondance et dans l’ensemble des textes reproduits ici - dont certains sont inédits - commodément répartis en trois grandes rubriques : théosophie, franc-maçonnerie et théurgie.
Serge Caillet
serge.caillet@aliceadsl.fr
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17.07.2009
Mme Jacqueline Bergier épouse de Jacques Bergier
Dans un tout autre registre nous vous conseillons de visiter la page consacrée aux brevets déposés par Jacques Bergier : Claude Thomas
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18.06.2009
Appel du 18 juin 40, il y a 69 ans

L’appel du 18 juin 1940, même s’il n’a pas été enregistré, fut entendu et compris par de nombreux hommes et femmes qui s’engagèrent à suivre le Général de Gaulle. Des anonymes aux personnalités déjà reconnues, ils firent leur devoir contre l’occupant nazi.
Si beaucoup de livres traitent du sujet, je citerais celui de Paul Dreyfus « Histoires extraordinaires de la Résistance » dans lequel il explique le parcours de Pierre Mendès France : évadé de l’hôpital militaire le 21 juin 1941, il rejoint Thonon-les-Bains puis traverse le lac Léman sur une barque de pêcheur. On ne connaît pas exactement l’endroit où il débarqua mais il est situé près de Saint –Prex en Suisse. Ensuite, dans un train scellé, il arriva au Portugal et parti pour Londres.
Dans ce livre, Paul Dreyfus dit une vérité qui invite à l’humilité, je le cite de mémoire : Nous ne connaissons pas le nom du premier Résistant, nous ne connaissons pas le premier acte de Résistance ».
Il est important de dire que de nombreuses personnes luttèrent contre le nazisme avant le déclenchement de la guerre, Jacques Bergier est, parmi tant d’autres, un de ceux-la. Par la suite, ses messages envoyés par T.S.F. à Londres depuis les hauteurs de Lyon, attirèrent l’attention du Colonel Rémy… On connaît la suite.
En ce jour du 18 juin 1940, modestement, nous remercions ces hommes et femmes, participants anonymes ou connus, gaullistes ou pas, qui luttèrent contre l’armée nazie.
Appel du 18 juin 1940.
Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat.
Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi.
Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres."
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11.06.2009
Albert MIRLES lettre à Jacques BERGIER
Mon cher vieux,
Je réponds à ton mot du 17 courant. Je trouve insensé que W. revienne sur sa parole et j’écris au Général dans ce sens. Je te fais suivre une copie si elle n’est pas prête en temps utile. Tout au plus peut-on envisager sur les bases de l’accord initial avec W. d’introduire un coefficient qui le protège en cas de dévaluation. Je m’associe à toi en ce qui concerne une attitude ferme pour ne pas liquider Recherche et Industrie en faveur d’une autre société. J’imagine que A. et D. poussent dans ce sens pour récupérer l’actif sans avoir à supporter les charges. Quel eu soit le mépris que j’aie pour les revirements de W. nous ne pouvons pas nous permettre de faire ainsi des opérations douteuses. D’ailleurs entre nous il ne faut pas trop que A. tire sur la ficelle car il peut très bien effectuer un remboursement rapide sans gêne supplémentaire. Je dirai que contrairement à ton affirmation ils ont tort tous les deux.
Que pouvons nous faire ? Je crois que l’on peut faire marcher R&I en réduisant brutalement tous ses frais bureau, personnel,etc… Mais je ne crois pas que A. à faire l’affaire américaine dans ces conditions et il fera en sorte d’en écarter W. (…).
Je résume :
Je suis contre une nouvelle société.
Je suis d’accord avec ton plan.
Mais je désire en réaliser assez rapidement les incidences sur ma propre activité après que tu auras présenté cette solution à A.
Une fois de plus, il faut lui faire comprendre que nous sommes solidaires (…).
Albert Mirelesse
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22.05.2009
Lettre de M. André Ullmann à Jacques Bergier - la Tribune des Nations
Paris, le 2décembre 1947
Cher Collaborateur et ami,
Tu as vu par nos trois premiers numéros comment nous avons commencé à mettre en action le plan de travail dont nous avons eu le plaisir de parler avec toi au cours de notre dernière réunion. La résonance immédiate de cette action, sur laquelle nous comptions sans doute, a pourtant dépassé nos espérance les plus optimistes, non seulement auprès des lecteurs fidèles – il faudrait écrire fanatique – de la TRIBUNE DES NATIONS , dont nous ne soupçonnions même pas l’existence.
Une telle confiance manifestée à l’égard de notre initiative nous fait un devoir de ne pas décevoir les espérances qu’elle traduit. C’est pourquoi nous faisons appel à toi aujourd’hui avec le droit de te dire qu’il ne s’agit pas d’une aventure don quichottesque ni d’un témoignage peut-être vain au milieu des difficiles circonstances actuelles. (…).
Les cercles de politique internationale doivent être un moyen de regroupement pour tous ceux qui veulent défendre la paix jusqu0au bout et qui savent que les moyens que nous avons proposé pour cela, au milieu des épreuves de force que nous traversons, sont les seules raisonnables et peut-être les seuls efficaces. (…).
Le rédacteur en Chef André Ulmann
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