31.12.2008
Voeux 2009
Dessin : Marc-Antoine Lumia
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25.12.2008
Interrogatoire de Franz Ziereis

Je suis né le 13 août 1905 à Munich. Mon père, Xavier ZIERREIS, né le 12 juillet 1868, est mort au champ d'honneur en 1916. Ma mère, Karoline, née SHOBESBERGER, est née le 12 septembre 1862 à Ordenburg dans la Basse Bavière. J'ai un frère, Rudolph, né en 1907 à Munich, il est mécanicien des Chemins de Fer et habite Munich 51, Fuerstenriedersrasse. La nom de sa femme est Fanny, née Schnell. Les noms de mes deux soeurs son Margarete, née en 1898 à Munich, veuve Marktman, et Wilhelmine, née le 29 août 1913 à Munich. Le nom de son mari est OCHESLER.
Je faisais partie de la Reichwehr, 19 e Régiment d'Infanterie Bavarois du 1er Avril 1924 au 30 Septembre 1936. J'avais d'abord été promu sergent et atteignis, par la suite, le grade de 1er Lieutenant. J'entrai ensuite dans la Waffen SS, à la 4 e Standarte d'Oranienburg. Le 30 septembre 1939, j'étais Oberstumführer et chargé des cours d'instruction (Ausbildungareferent). A cette époque je quittais mon unité pour prendre le commandement du camp de Mauthausen, en remplacement de l'ancien commandant SAUER.
Après deux ans, en 1941, je fus promu Sturmbannführer, en 1943, Obersturmführer et, en 1944, Standartenführer. Je fis une demande pour aller au front, mais j'obtins un refus et reçus l'ordre du Reichsführer SS (Himmler) de rester à Mauthausen.
A Mauthausen, la proportion des prisonniers par rapport aux SS était de 10 : 1. Le maximum de prisonniers détenus à Mauthausen était de 17 000. Le maximum pour tous les camps extérieurs : 76 000.
Tous les SS du camp appartenaient aux Totenkopfverbände (légion Tête de Mort). Ils étaient divisés en deux troupes; la troupe de surveillance et les employés de la Kommandantur. De 4 à 5000 SS étaient de véritables Totentenkopf, le reste 5 à 6000 étaient des anciens soldats de la Wehrmacht ou de la Luftwaffe, repris par le SS-Totenkopf.
Je reçu l'ordre du Grüppenführer GLUECKS de Berlin de détruire tous les documents importants. C’était un assez long travail, et je le fis commencer vers la fin avril 1945.
Le Reichsführer SS a exprimé le désir que j’incorpore des détenus dans les SS – particulièrement pour le faire lutter contre les Russes. A Mauthausen, on transforma ainsi 450 prisonniers. En partie, il s’agissait de volontaires, quoique le Schutzhaftlagerführer (Chef du Camp de détention préventive) les choisit sans me consulter.
En ce qu concerne les meurtres de tant d’hommes, je ne faisais qu’exécuter les ordres du Reichsführer SS. Je ne connais pas le nombre de ceux qui sont morts dans les chambres à gaz, c’est Schutzhaftlagerführer BACHMAYER qui se chargeait de ces exécutions.
Personnellement, j’ai envoyé 400 prisonniers de la Compagnie de Discipline où ils mouraient de mort lente. J’étais également présent aux exécutions des prisonniers qui nous étaient envoyés à cet effet par la Gestapo.
En Novembre 1940, 320 Polonais furent exécutés. L’ordre avait été donné par le SS Gruppenführer HEYDRICH. Je participais moi-même à cette exécution car les SS-Volksdeutsch n’étaient pas de très bons tireurs. Je me servais d’une carabine à petit calibre.
Je reçu du Grüppenführer GLUECKS l’ordre d’installer une chambre avec haut parleur pour transmettre de la musique. Dans la chambre suivante, on devait installer une arme à feu sur une monture spéciale. Ainsi, un SS pouvait-il facilement descendre tous les prisonniers entrant dans cette pièce en leur envoyant une balle dans la nuque. A Mauthausen nous n’avions pas de musique, au lieu de cela, nous montâmes une chambre à gaz et la musique était fournie par le bruit des compresseurs de gaz et l’échappement du brûleur à huile du crématoire. Tous les fous et les criminels étaient transportés dans un endroit nommé Hartheim, par ordre du Hauptsturmführer Dr. LENAUER et du Hauptsturmführer Renoult. LENAUER était psychiatre. Les certificats de décès étaient signés de ces deux médecins qui se référaient à la loi Nazie 14 F 13. Nous reçûmes l’ordre d’enregistrer ces prisonniers comme étant morts d’une mort naturelle.
Le camion pour le transport des prisonniers, avec chambre à gaz intérieure, était l’invention du Hauptsturmführer LOWIN, Médecin en Chef des SS et Gruppenfüher GLUECKS. Je n’ai conduit cette voiture que trois fois, le danger personnel que j’encourrais par les SS accompagnant la voiture était trop grand.
Le plus grand nombre de prisonniers à Mauthausen fut tué par BACHMAYER. Je crois qu’il en a tué quelques milliers. Hauptsturmführer SEIDLER à Gusen en tua autant que BACHMAYER, peut-être même plus. Hauptsturmführer SPATZENEGGER en tua à peu près les 2/3 de BACHMAYER. Les Gruppenführer MÜLLER et KLATENBRUNNER signaient tous les ordres d’exécution que nous recevions de l’Amt D.
Les Shutzhaftlagerführer SEIDLER et SCHMILEWSKY se firent faire des souvenirs en peau de prisonniers : abat-jour et petit sac.Pklus tard cette pratique fut interdite par Berlin. Je en pus rien faire pour empêcher ceci, car jusqu’au moment où je vis l’ordre défendant cette chose, je n’en avais pas connaissance.
Action "K" concernait des prisonniers qui devaient être complètement isolés. Il existait un ordre de HIMMLER.
SCHMILEWSKY a tué des milliers de prisonniers. Il existait un ordre du Gruppenführer POHL prescrivant que, si la guerre devait se terminer par un désastre pour l’Allemagne, tous les prisonniers devaient être envoyés dans les forêts afin qu’ils puissent aller "s’amuser". C’est ordre était trop horrible pour moi et pour ma femme et je ne l’exécutais pas. Je compris que c’était de la folie.
Mauthausen était le dernier camp. Il absorba des milliers de prisonniers d’Auschwitz, de Dachau, de Buchenwald et d’autres camps. Ils étaient envoyés sans préavis et sans qu’on puisse leur préparer de la place. Ceci causa une pénurie de nourriture à Mauthausen. Chaque transport arrivait avec 600 ou 800 morts, sans compter sans compter ceux qui étaient morts en cours de route et qui avaient simplement été jetés du train. Le Baurenführer donna l’ordre de pas les nourrir. Je questionnai Berlin sur cet horrible état de chose et GLUEKS me répondit que ces critiques étaient déplacées.
Huit jours avant la fin de la guerre, un transport de 4.800 prisonniers fut envoyé à Mauthausen. Il n’en arriva que 180, les autres avaient été tués en route ou étaient morts de faim car on ne leur donna aucune nourriture pendant le trajet.
Trois semaines avant la fin de la guerre, HIMMLER déclara à Vienne que les commandants des camps où se produiraient des désordres seraient immédiatement relevés de leurs fonctions. Tout prisonnier n’obéissant pas à un ordre devait être immédiatement tué. Tous les prisonniers ayant travaillé dans les crématoires de Mauthausen et d’Auschwitz devaient être tués.
Pohl est à St. Lamprecht à Gravensenhütte, près de la frontière de Karinthie, SS et Polizeiführer PYFFRADER m’a dit à LINZ que HIMMLER en Bohème Motravie. J’ai entendu cela le jour de la fin de la guerre, GLUEKS et l’Obersturmführer HOSS (Commandant d’Auschwitz) sont dans les forêts près de Ravensbrück. Le Sturmbannführer MAURER est avec eux. J’ai entendu à la radio qu’ils avaient été arrêtés. STREITWIESER et sa femme Kaethe Krug sont à Goisern. TRUMM, STRULLER et Unterscharfführer LAMM sont avec lui. Le Pharmacien SS Obersturmführer WASITZKY et Obersturmführer HEBER peuvent être trouvés en compagnie de Sturmbannführer ZECHNER. Dr. SAMMER et Obersturmführer SCHULZ ont été arrêtés à Liezon. Le Gauleiter RIGRUBER est allé avec PETERSEIL et HOLZINGER et la secrétaire du Gauleiter Mme KHAL à la Watschenegg (altitude 2400 mètres, près de Spital). J’ai vu WALTHER et WOLFRAM au Lausserpass avec deux voitures pleines de provisions. Le Baurenführer est à Grieskirchen ou Weisenkirchen avec FERER et SCHACHEMAYER. Ils sont à Ried, Innkreis ou Schaerding.
Cet interrogatoire a été terminé à 13 heures le 24 Mai 1945 car ZIEREIS a besoin d’une injection intraveineuse pour continuer à parler.
Signé : FRANZ ZIEREIS
Je tiens à préciser que ce document de trois pages a été envoyé par courriel à Monsieur Pierre Daix. M. Daix est l'auteur des livres l'Ombre de la forteresse, Bréviaire pour Mauthausen (il a écrit une quarantaine d’autres livres). Il faisait partie d'un réseau interne de Mauthausen dirigé par M. Octave Rabaté surnommé " Tatave". C'est dans ces indicibles circonstances qu'il a rencontré Jacques Bergier.
Pierre Daix parle de Mauthausen
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15.12.2008
Sacré nom d'une pipe... Louis Pauwels
A me morfondre
Dans quelque pub anglais
Du cœur de Londres
Parcourant l'Amour monstre de Pauwels
Me vint une vision
Dans l'eau de Seltz
Serge Gainsbourg, Initials B.B, 1968
Sacré nom d'une pipe
Après de nombreuses heures passées au téléphone avec Tchalaï Unger, auteur de nombreux articles dans la revue Question de, et de quelques livres, nous avions décidé de nous rencontrer à Paris. Le rendez-vous fut pris à la Grande Mosquée où il existe un merveilleux restaurant.
C’était l’été et nous avions bu beaucoup de thé. Le thé est plus q’une tradition dans les pays d’Afrique du Nord. Et dans le reste de l’Afrique me direz-vous ? Probablement, mais comme je n’y suis jamais allé, je ne peux le confirmer.
Desproges disait : « Si on ne parlait que de ce qu'on a vu, on raconterait moins de conneries ».
En buvant nos verres de thé, nous avons discuté de la revue Planète, de la revue Question de, de Jacques Bergier et de Louis Pauwels, le tandem qui a écrit le Matin des magiciens, le livre de leur imprévisible fortune, le best-seller qui a provoqué tant et tant de vagues et d’inimitiés encore tenaces.
Après ma rencontre avec Tchalaï Unger, j’entrais en contact avec Elina Pauwels et j’ai été invité dans sa propriété près de Paris.
Il y avait Elina Pauwels, Hélène Renard et Tchalaï, toutes trois travaillaient à classer les archives de Pauwels.
Elina Pauwels me fit visiter la maison.
Elle m’indiquait l’endroit où naquit le Matin des magiciens. Elle me montrait la fabuleuse collection de livre de feu son mari et le bureau personnel de Pauwels, il y avait des livres soigneusement rangés, une machine à écrire et une collection de pipes.
Sans entrer dans la polémique, je sais qu’il y a eu des divergences entre Pauwels et Bergier. Cependant, en tant que Président de l’Association Jacques Bergier, je me dois d’être neutre.
Cette rencontre a été, d’un point de vue humain, très enrichissante et chaleureuse. D’ailleurs, ces qualificatifs sont toujours d’actualité.
En voici, un exemple, au mois de juillet 2006, j’ai reçu ce message d’un des conservateurs de la Bibliothèque Nationale de France, Monsieur Clément Pieyre : « La création d'un fonds Louis Pauwels au département des Manuscrits serait une chance tant pour l'histoire de la sience-fiction et du réalisme fantastique que pour l'histoire du journalisme ».
Je téléphonai à Elina et lui fit part de la demande du conservateur. Elle me répondit en ces mots : « Mais Patrick, vous auriez dû accepter… ».
C’est ainsi que le fonds Pauwels est aujourd’hui accessible à tout le monde, à tous les chercheurs, à toutes les personnes intéressées. On y trouve des informations et des documents sur Jacques Bergier, aussi mais pas seulement.
Un autre exemple, j’ai reçu, ce jeudi 11 décembre, la pipe que l’on voit sur cette photographie de Louis Pauwels.
Sacré nom d’une pipe...
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12.12.2008
Hommage à Isabelle Vichniac
Le 29 octobre 2006, Isabelle Vichniac prenait ses bagages remplis, de ses souvenirs, de ses expériences, et tout ce qu'elle nous disait à demi- mot ou entièrement !. Isa a pris ses bagages pour son dernier voyage, il y a deux ans.
Virée de chez Kessel le premier jour, celui-ci lui conseille de faire carrière dans le journalisme. Elle travaillera au journal "Le Monde" où elle y défendra toutes les nobles causes. Elle fut, elle fut... Elle est toujours dans nos coeurs, son accent d'Odessa restera toujours gravé en nous, comme sa culture, sa finesse, son humour.
Elle a été de tous les combats, Résistante pendant la seconde guerre mondiale comme son mari Jacques Vichniac, ce héros qui échappa à un convoi de la mort en fracassant une planche d'un wagon, blessé il n'aura que le mépris des "hôtes" de la première maison voisine. Et son frère, Jacques Bergier qu'elle attendait à l'Hôtel Lutecia, ne passera pas par l'hôtel, il rentra directement à l'appartement des ses parents depuis le camp de Mauthausen. Il fit le chemin du retour avec Pierre Daix.
Isabelle a lutté contre les dictatures, pour l'avortement, pour la reconnaissance des Kurdes, etc. Elle a combattu toutes formes d'injustices, d'intolérances avec les Israéliens et les Palestiniens conjointement et pour de nombreuses autres causes. Bien sûr elle fut épaulée par son mari et de nombreuses personnalités de tous bords. Mais elle a eu se courage...
Je connaissais tes convictions religieuses mais, si malgré tout, il y avait quelque chose après, prends un instant pour lire ce message...
Ce message est paru sur un blog en France le 29.10. 2008 suite au deuxième anniversaire de la disparition d'Isabelle Vichniac
"Pour ceux qui ont passé un soir ou trente ans durant chez les Vichniac à Genève, qui ont aimé Isa & Génia, Isa, autrement dite Isabelle Vichniac née Isa Bergier, Génia, aka Jacques Givet, alias Pt'it-Gé". Ainsi, vous invite l'écrivain Cécile Romane sur le groupe dédié à Isabelle et Jacques Vichniac : Beaumont 18, rez-de-chaussée gauche
22:04 Publié dans Isabelle Vichniac et Jacques Vichniac | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
08.12.2008
Le Dernier alchimiste El Ultimo alquimista
Le Dernier Alchimiste
Un homme est sur le point de dévoiler un secret si important que de nombreux hommes sont morts pour le protéger et que d´autres tueraient pour le découvrir.

Fulcanelli dans le dernier alchimiste (Gabriel Ignacio)
SYNOPSIS
Pendant qu´un groupe de géomètres cartographie le désert d´Akbar, l´enfant de l´ingénieur en chef découvre une étrange pièce ancienne avec des symboles alchimiques…
Le temps passe et l´enfant devient un archéologue reconnu, Harris, dont le but est de découvrir l’énigme de la pièce enterrée. Et ce moment est arrivé, le mystère si longtemps scellé est sur le point d’être révélé.
Mais personne n’imaginait les répercussions d’une telle découverte. Les bases de tout ce que à quoi nous croyions paraissent vaciller.
Seule une question tourmente son coeur, l’homme commettra-t-il à nouveau les mêmes erreurs?
LES DONNÉES DU COURT MÉTRAGE
C’est le premier court métrage du réalisateur.
Seulement 5 jours de tournage.
Plus de 2000 kilomètres parcourus.
Plus de 250 personnes dans l´équipe.
Autoproduction.
Le jour de tournage le plus long a duré 14 heures, le plus court 6 heures.
Le budget a été, en moyenne, de 9000 Euros par jour.
Seulement 6 magasins de pellicule.
Plus de 3 ans de travail.
5 Directeurs de Photographie différents…
LE RÉALISATEUR, Nicolas Caicoya
Né à Oviedo dans les Asturies en 1976, il commença à travailler dans une maison de production de publicité pendant qu’il faisait ses études (Image et son à l’Université de Madrid). Assez tôt, il réussit à travailler en tant qu’assistant de réalisateurs comme Federico Bruggia et Pep Bosch. Puis il dirigea les secondes unités de Victor Garcia et Pablo Hermida. A 25 ans, il dirigea ses premiers films publicitaires. A ce jour, il a tourné pour Imaginarium, Atlético de Madrid, Movistar, Warner, Coca Cola, Mc Donalds, Silestone, différentes ONGs, Abc…
Depuis toujours, il voulait travailler dans le cinéma mais son envie de raconter des histoires autant visuelles que techniquement très élaborées l’a obligé a attendre avant de tourner son premier court métrage... Mais surtout, il a attendu tout ce temps pour économiser l’argent nécessaire car aucun producteur n´estimait le projet réalisable.
La gestation du dernier Alchimiste commença il y a plus de 6 ans. Le tournage démarra fin 2003. Du fait de la complexité de l’infrastructure, le tournage n’a pu se terminer que fin 2004 et la postproduction en 2005.
COMMENTAIRES DU REALISATEUR
Même l´apprenti prend conscience qu´il s´éloigne des voies de la nature dès ses premières erreurs, et freine son œuvre. L´orgueilleux, ne voit pas, n´écoute pas. Dans sa fiole, la matière peut résister en permanence car il continuera jusqu’ à ce que TOUT SOIT DETRUIT.
Le Dernier Alchimiste est né d’une réflexion résultant de la lecture de la surprenante conversation qui eut lieu à Paris en 1937 entre Bergier et Fulcanelli. Cet entretien est relaté dans Le Matin des Magiciens.
Jacques Bergier dans le Dernier alchimiste (Fernando Andina)
Tous les jours, on allume la télévision et on regarde perplexe l´œuvre de destruction et de mort que les imprudents de toute foi provoquent. Ils n’ont ni sens, ni loi, ni humanité. Notre fiole, notre planète, est en train d´être dévastée sans pitié. Il est facile pour nous de dire que la responsabilité de tout ce qui se passe appartient à nos dirigeants, mais c’est faux, car ils ont le pouvoir que notre insensibilité leur donne. Les alchimistes nous ont prévenus des dangers résultant de la violation de la nature. Bien que sachant cela, nous avons continué. Mais nous avons encore le temps de réagir, la terre a une grande capacité de régénération. De plus, les changements à réaliser ne nous obligerons pas à nier notre sens de la curiosité ni à renier les avancées technologiques, au contraire, ils nous guideront dans notre évolution car cela est notre destin. Cette évolution doit être une « re-évolution » qui renforce avec chaque nouvelle invention la Loi de la Fraternité. Une Loi qui efface l’orgueil, le racisme et l’égoïsme qui atrophient le cœur. Une loi qui ne peut permettre le développement de la recherche militaire (Selon le OCDE, l’Espagne est le second pays développé qui investit le plus en R&D militaire, seulement surpassé par les USA), car elle est consciente que lorsqu’un membre de la société est blessé la société entière l’est aussi.
Mon intention avec ce court métrage est de montrer la possibilité d’un changement. Je ne partage pas l’hypothèse de la destruction du monde, mais dans ce cas cela guide ma réflexion. Et si nous étions l’Atlantide de nos héritiers ? Je n’ai pas l’intention d’ouvrir un débat sur l’existence ou non de l’Atlantide. Cela me sert de figure mythique, symbolique. Le futur projette son ombre par anticipation. Peut-être que l’Atlantide n’est pas quelque chose qui est arrivé mais qui arrivera…Un rêve collectif de ce que nous pouvons provoquer si nous continuons à choisir ce qui nous sépare et non ce qui nous unit ( Fission nucléaire vs fusion, haine vs amour, anticonscience vs conscience…). Nous devons changer et nous le pouvons. Le changement est en chacun de nous, et non dans nos gouvernements. Chaque être humain est l’Alchimiste de sa propre vie. La technologie nous ouvre des portes incroyables : la voiture à air comprimé, l’énergie solaire ( en installant des panneaux solaires sur seulement 1% des 10% des terrains désertique que possède notre planète nous pourrions fournir l’énergie suffisante pour couvrir tout les besoins actuels), l’énergie basée sur l’hydrogène, l’énergie libre… D’infinis chemins encore à explorer et que je l’espère nous découvrirons bientôt.
Voila la fiction qui m’attire. Selon les mots de Fulcanelli :
« Quelque chose de fantastique qui n’invite pas à l’évasion mais au contraire, à une plus profonde adhésion »
LE DERNIER ALCHIMISTE n’existerait pas sans l’aide désintéressée de nombreuses personnes. Merci à chacun d’avoir consacré son temps, son travail et sa patience.
ÉQUIPE ARTISTIQUE (Par ordre d´apparition)
Harris Enfant Jonathan López García
Harris Adulte Abilio Fernández
Assistant Harris Sete Ledo de Pablo
Assistante Harris Maria Antonia Rodríguez
Bergier Fernando Andina
Fulcanelli Gabriel Ignacio
Assistante Heimlich Norma Martínez
Heimlich Juan Gea
Enfant Daniel Recio
Mère Esther Cocero
Femme Assassinée Alicia Moreno
Homme Assassiné Carlos Colilla
ÉQUIPE TECHNIQUE
Réalisateur et Producteur Nicolás Caicoya Gallerand
Scénario Alfonso Nogueroles y Nicolás Caicoya
Musique Kaelo del Río y Jose Battaglio
Chefs Opérateurs Paco Femenía, Charlie Gómez, Angel Iguácel, Miguel Ángel Mora y Jaime Rebato
Montage Javier Ramos
Direction D´art Javier Lorenzo
Décoration David Murcia y Javier Adorna
Son Carlos Culebras y Carlos Bonmatí
Costumier Jose Barrejón
Effets Visuelles Miopía
Postproduction Miopía, Molinare y Telson
Casting Esther Cocero, Adeene Casting
Producteurs Associées Alfonso Nogueroles y Lee Films
Production Jaime Terol, Jacobo Saiz, Jose Andrés
Hernán, Willy y Lucas Diez
Traduction Philippine Caicoya Robelin y Peggy Olivera
Commentaire
Nicolas Caicoya, par ce court-métrage, nous invite à réfléchir et agir afin de sauver notre planète tout en nous faisant passer un très bon moment de cinéma.
03:43 Publié dans Nicolas Caicoya | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note


