24 Heures

08.03.2009

Plus noir que vous ne pensez

Le Professeur John Stewart Williamson, météorologiste devenu plus tard historien de la littérature, est connu en science-fiction sous deux pseudonyme : Williamson.jpgJack Williamson et Will Stewart.
Il est né le 29 avril 1908 à Bisbee, Arizona (Etats-Unis). Il a passé toute sa jeunesse dans un ranch peu romantique, parce que très pauvre. Il poursuivit des études dans un lycée d’abord, à l’Université ensuite, fit la guerre dans les services météorologiques de l’armée américaine, puis passa un doctorat avec comme sujet : « H. G. Wells et la critique du progrès. » Il enseigne actuellement la littérature anglaise et la philosophie à Eastern New Mexico University. Il rêva d’écrire de la science-fiction dès l’âge de huit ans. A vingt ans, son rêve se réalisa : Amazing Stories publia une nouvelle de lui : « l’homme de métal. » Il continua ensuite avec succès, jusqu’à la réalisation du rêve de tout écrivain américain : être publié dans Argosy. Ce rêve se réalisa dans le numéro du 25 février 1939, avec une nouvelle : « En avion jusqu’à Mars. »
Il passa assez rapidement au roman, dont un grand nombre devaient être traduits en français, comme on le verra par la bibliographie accompagnant cette préface.
Le premier date de 1929 et s’appelle Une Autre Intelligence. Le plus récent, datant de 1968, s’appelle Un Univers étincelant et nouveau. La série qui a atteint le plus grand succès commercial est – Williamson le reconnaît lui-même – un pastiche des Trois Mousquetaires transposé dans l’espace cosmique. Les trois titres de cette série sont : La Légion de l’Espace, Les Cométaires, Seul contre la Légion.
Une fois le succès commercial venu, Williamason s’intéressa à des problèmes plus sérieux.
D’abord au problème du temps.
Dans la Légion du Temps, Williamason renouvela complètement le sujet, devenu classique, de la machine à voyager dans le temps. En empruntant des idées à la physique, et notamment à la théorie des quanta, Williamson fut le premier à émettre l’idée qu’un voyageur, partant du présent vers le futur, n’arriverait pas dans le futur, mais dans un futur, un des futurs possibles qui peuvent se réaliser. Il dit de son personnage principal : « Sa vie était un noir corridor, et le présent était une torche qu’il portait devant lui. »
Cette idée correspond tout à fait aux conceptions de la physique moderne. Williamson la complique par une intrigue romantique où deux futurs contradictoires, dont un seul peut se réaliser, se combattent à travers un homme du présent.
Il existe peu d’ouvrages de science-fiction aussi riches à la fois en idées nouvelles et scientifiquement exactes, et en poésie.
Dix ans plus tard, en 1947, Williamason, dans Les Humanoïdes s’attaquait à un problème plus proche de nous : celui de l’automation et celui des loisirs et de la liberté. Il imagine un monde où des machines extrêmement bien organisées font tout le travail. Ces machines sont parfaitement bienveillantes. Ce ne sont pas du tout des robots devenus fous de science-fiction classique. Mais leur bienveillance même étouffe l’homme.
Les machines lui arrachent une cigarette de la bouche, puisque les cigarettes causent le cancer, et qu’il faut protéger l’homme. Elles empêchent les hommes et les femmes de skier, puisqu’ils pourraient avoir des accidents. Et ainsi de suite… un bonheur stérile, un bonheur sans espoir, auquel les hommes échappent finalement. Car, si leurs machines bienveillantes les paralysent, il leur reste l’esprit, et l’esprit peut tout. C’est un livre extrêmement profond, et qui pose des problèmes qui ne sont pas encore résolus. Nous allons vers l’ère de l’automatisation totale dont parle Williamson, et, de l’avis même des plus grands spécialistes, le livre de Williamson est un avertissement dont on devra tenir le plus grand compte.
Sous le pseudonyme de Will Stewart, Williamson s’intéressa au problème de l’antimatière. Les progrès de la physique ont maintenant confirmé ses idées, et l’on pense généralement que l’antimatière existe dans l’univers. Jusqu’à présent, on n’a pas réussi à en fabriquer, bien qu’on ait réalisé en laboratoire des antiparticules et les antinoyaux. Comme Williamson l’avait prévu, l’antimatière se détruit au contact de la matière, en libérant d’immenses quantités d’énergie. Les romans de Williamson sur l’antimatière ont inspiré beaucoup de scientifiques et constituent une excellente série d’aventures spatiales.
C’est en décembre 1940 qu’une version abrégée de, Plus noir que vous ne le pensez, a paru dans la revue américaine Unknow.
La version complète devait paraître en 1947 et être fréquemment rééditée. (...)

Jacques Bergier

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Commentaires

Pas un mauvais produit, lire si vous serez en mesure de

Ecrit par : Albern : international calling cards | 01.10.2009

Je n'ai pas très bien compris

respectueusement

Patrick Clot

Ecrit par : PC | 03.10.2009

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