11.06.2009
Albert MIRLES lettre à Jacques BERGIER
21 juillet 1947
Mon cher vieux,
Je réponds à ton mot du 17 courant. Je trouve insensé que W. revienne sur sa parole et j’écris au Général dans ce sens. Je te fais suivre une copie si elle n’est pas prête en temps utile. Tout au plus peut-on envisager sur les bases de l’accord initial avec W. d’introduire un coefficient qui le protège en cas de dévaluation. Je m’associe à toi en ce qui concerne une attitude ferme pour ne pas liquider Recherche et Industrie en faveur d’une autre société. J’imagine que A. et D. poussent dans ce sens pour récupérer l’actif sans avoir à supporter les charges. Quel eu soit le mépris que j’aie pour les revirements de W. nous ne pouvons pas nous permettre de faire ainsi des opérations douteuses. D’ailleurs entre nous il ne faut pas trop que A. tire sur la ficelle car il peut très bien effectuer un remboursement rapide sans gêne supplémentaire. Je dirai que contrairement à ton affirmation ils ont tort tous les deux.
Que pouvons nous faire ? Je crois que l’on peut faire marcher R&I en réduisant brutalement tous ses frais bureau, personnel,etc… Mais je ne crois pas que A. à faire l’affaire américaine dans ces conditions et il fera en sorte d’en écarter W. (…).
Je résume :
Je suis contre une nouvelle société.
Je suis d’accord avec ton plan.
Mais je désire en réaliser assez rapidement les incidences sur ma propre activité après que tu auras présenté cette solution à A.
Une fois de plus, il faut lui faire comprendre que nous sommes solidaires (…).
Albert Mirelesse
Mon cher vieux,
Je réponds à ton mot du 17 courant. Je trouve insensé que W. revienne sur sa parole et j’écris au Général dans ce sens. Je te fais suivre une copie si elle n’est pas prête en temps utile. Tout au plus peut-on envisager sur les bases de l’accord initial avec W. d’introduire un coefficient qui le protège en cas de dévaluation. Je m’associe à toi en ce qui concerne une attitude ferme pour ne pas liquider Recherche et Industrie en faveur d’une autre société. J’imagine que A. et D. poussent dans ce sens pour récupérer l’actif sans avoir à supporter les charges. Quel eu soit le mépris que j’aie pour les revirements de W. nous ne pouvons pas nous permettre de faire ainsi des opérations douteuses. D’ailleurs entre nous il ne faut pas trop que A. tire sur la ficelle car il peut très bien effectuer un remboursement rapide sans gêne supplémentaire. Je dirai que contrairement à ton affirmation ils ont tort tous les deux.
Que pouvons nous faire ? Je crois que l’on peut faire marcher R&I en réduisant brutalement tous ses frais bureau, personnel,etc… Mais je ne crois pas que A. à faire l’affaire américaine dans ces conditions et il fera en sorte d’en écarter W. (…).
Je résume :
Je suis contre une nouvelle société.
Je suis d’accord avec ton plan.
Mais je désire en réaliser assez rapidement les incidences sur ma propre activité après que tu auras présenté cette solution à A.
Une fois de plus, il faut lui faire comprendre que nous sommes solidaires (…).
Albert Mirelesse
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