31.12.2008
Voeux 2009
Dessin : Marc-Antoine Lumia
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15.12.2008
Sacré nom d'une pipe... Louis Pauwels
A me morfondre
Dans quelque pub anglais
Du cœur de Londres
Parcourant l'Amour monstre de Pauwels
Me vint une vision
Dans l'eau de Seltz
Serge Gainsbourg, Initials B.B, 1968
Sacré nom d'une pipe
Après de nombreuses heures passées au téléphone avec Tchalaï Unger, auteur de nombreux articles dans la revue Question de, et de quelques livres, nous avions décidé de nous rencontrer à Paris. Le rendez-vous fut pris à la Grande Mosquée où il existe un merveilleux restaurant.
C’était l’été et nous avions bu beaucoup de thé. Le thé est plus q’une tradition dans les pays d’Afrique du Nord. Et dans le reste de l’Afrique me direz-vous ? Probablement, mais comme je n’y suis jamais allé, je ne peux le confirmer.
Desproges disait : « Si on ne parlait que de ce qu'on a vu, on raconterait moins de conneries ».
En buvant nos verres de thé, nous avons discuté de la revue Planète, de la revue Question de, de Jacques Bergier et de Louis Pauwels, le tandem qui a écrit le Matin des magiciens, le livre de leur imprévisible fortune, le best-seller qui a provoqué tant et tant de vagues et d’inimitiés encore tenaces.
Après ma rencontre avec Tchalaï Unger, j’entrais en contact avec Elina Pauwels et j’ai été invité dans sa propriété près de Paris.
Il y avait Elina Pauwels, Hélène Renard et Tchalaï, toutes trois travaillaient à classer les archives de Pauwels.
Elina Pauwels me fit visiter la maison.
Elle m’indiquait l’endroit où naquit le Matin des magiciens. Elle me montrait la fabuleuse collection de livre de feu son mari et le bureau personnel de Pauwels, il y avait des livres soigneusement rangés, une machine à écrire et une collection de pipes.
Sans entrer dans la polémique, je sais qu’il y a eu des divergences entre Pauwels et Bergier. Cependant, en tant que Président de l’Association Jacques Bergier, je me dois d’être neutre.
Cette rencontre a été, d’un point de vue humain, très enrichissante et chaleureuse. D’ailleurs, ces qualificatifs sont toujours d’actualité.
En voici, un exemple, au mois de juillet 2006, j’ai reçu ce message d’un des conservateurs de la Bibliothèque Nationale de France, Monsieur Clément Pieyre : « La création d'un fonds Louis Pauwels au département des Manuscrits serait une chance tant pour l'histoire de la sience-fiction et du réalisme fantastique que pour l'histoire du journalisme ».
Je téléphonai à Elina et lui fit part de la demande du conservateur. Elle me répondit en ces mots : « Mais Patrick, vous auriez dû accepter… ».
C’est ainsi que le fonds Pauwels est aujourd’hui accessible à tout le monde, à tous les chercheurs, à toutes les personnes intéressées. On y trouve des informations et des documents sur Jacques Bergier, aussi mais pas seulement.
Un autre exemple, j’ai reçu, ce jeudi 11 décembre, la pipe que l’on voit sur cette photographie de Louis Pauwels.
Sacré nom d’une pipe...
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